Scénario
Concernant la qualité du scénario, il est tout aussi passionnant que celui du premier épisode. Il y a des fans, mais moi je préfère regarder Plus Belle La Vie sur France 3 ! Là au moins il y a des gens dans le coma, des anciens tolars ou des jeunes qui subissent des interros surprises.
Concernant la façon dont celui-ci est raconté dans le jeu, c’est pareil que dans le premier. Il y a toujours de jolies cinématiques en images de synthèse en intro et en fin de jeu, mais aussi les horribles cinématiques 3D temps-réel entre les niveaux. Ces dernières sont moches, manquent de rythme et sont mal cadrées. Les fans du premier seront en terrain connu, les autres se demanderont ce qu’à pu faire Sega pendant ces deux dernières années. Pour l’instant, il y a donc peu de changements depuis le premier épisode. Pour les nouveautés il faudra regarder du coté du gameplay !
Gameplay
Du coup, le jeu est bien plus simple, grâce à des concurrents plus lents (cela semble être la seuls solution qu’ils aient trouvés). Ils auraient aussi pu rendre le jeu plus facile en proposant un gameplay mieux peaufiné, mais ce n’est pas le cas. La maniabilité ne semble pas avoir changer. L’inertie des véhicules est encore trop importante pour avoir l’impression de maîtriser ses trajectoires. Il faut donc tout anticiper, et à la vitesse où va le jeu, cela demande un temps d’adaptation énorme. Un système à la WipeOut, avec une touche permettant de faire des virages plus serrés aurait ainsi pu aider à augmenter la réactivité du véhicule. Mais il n’en est rien. C’est bien dommage car il s’agit là du « core gameplay », et malgré tous les mécanismes de jeux que Sega a pu ajouter, le jeu traîne cette maniabilité exécrable de manière irréversible.
On en vient donc aux mécanismes du jeu : exit le système de « vents », maintenant on joue avec la gravitée. Mais ne vous emballez pas, c’est resté à l’état d’idée fumeuse ou de FBI (Fausse Bonne Idée comme dirait Yelle), car on a ici jamais l’impression de jouer avec la gravitée. Elle permet seulement de faire des virages à 90 degrés en faisant un petit tour sur soi-même en l’air (de toute façon l’angle de braquage des véhicule est si faible qu’il est impossible de faire autrement), et de donner lieu à des séquences de boost où le héros vole au dessus de la piste. En dehors de cela, c’est un peu le néant.
D’ailleurs, le revers de la médaille de ce système, c’est que les débuts de course (le premier tour, voir plus) sont bien moins fun que la fin. Au début on se bat avec une planche pas maniable, qui a du mal à prendre les virages, et avec très peu de possibilité de prendre des raccourcis. La fin de course est plus intéressante, mais c’est presque trop tard dirais-je. C’est quand même bizarre de concevoir un jeu en se disant que le joueur va galérer la moitié de chaque course. L’autre effect pervers du système, c’est que le premier tour est déterminant : Si vous arrivez à récupérer un max d’anneaux dans le 1er tour vous pourrez accéder aux amélioration plus vite et avoir plus de chance de gagner. Sans cela ce sera plus dur, avec comme seule solution, soit de vous surpasser, soit de recommencer la course.
Sinon, en terme de sensations, on n’est pas loin de la débandade. La vitesse de base, et même des véhicules améliorés est trop lente pour décoiffer quoi que ce soit. Il y a bien quelques passages sur les circuits qui permettent des enchaînements sympas (séquence de boost puis séquence d’accélérateurs), mais cela ne sauve pas le manque de sensations de vitesse du titre.
Puisqu’on parle des circuits, faisons le point. La première déception vient des thèmes choisis puisque la plupart étaient déjà présent dans le premier (la ville, la foret, l’usine). La deuxième déception vient de la direction artistique bien trop fade (aucune originalité dans le traitement des thèmes, pas d’effort fait sur l’éclairage des niveaux), et ne prenant aucunement compte des impératifs gameplay : Les circuits sont illisibles, on a du mal à repérer la piste des bords de pistes. Du coup, il faut au moins faire une course (3 tours) sur un circuit pour comprendre son tracé. Le jeu commence réellement lors de la deuxième course. C’est malheureusement ce qui arrive quand les Level Designer ne parlent pas aux graphistes…
Autre point positif, le jeu contient un tutorial qui permet de comprendre toutes les subtilités du gameplay. Autant dire, qu’avec le gameplay légèrement tordu que propose le jeu, il s’avère indispensable d’y faire un tour avant de se lancer dans l’aventure.
Modes de jeu
Au niveau des modes de jeu, on fait dans le classique, avec le fameux mode Story et ses deux scénario (celui de Sonic et ses amis, et celui des Babylon Rogue), un mode championnat, un mode missions et un magasin pour acheter des planches et autres trucs inutiles. Plus original, mais exclusif à la Wii, vous pourrez voir votre classement mondial et télécharger des ghosts d’autres joueurs.
Technique
Au niveau technique, le jeu s’en sort plutôt bien malgré un aliasing marqué. On est loin des plus beaux jeux PS2 ou Wii, mais il fait mieux que la moyenne. Si vous avez à choisir entre la version Wii et la version PS2, choisissez la version Wii : elle propose le 16/9, des cinématiques bien mieux compressées et les voix japonaises. A part cela, le rendu graphique est le même ! Cependant, si vous avez une télé HD, le jeu rendra mieux sur Wii en YUV que sur PS2.













